Wednesday, September 23, 2020

Une vie sexuelle saine renforce l’espoir de survie à long terme chez les victimes de crise cardiaque


Les personnes qui ont eu une crise cardiaque peuvent augmenter leurs chances de survie à long terme en reprenant des niveaux normaux d'activité sexuelle, selon une nouvelle étude.

 De nombreuses personnes cessent d'avoir des relations sexuelles après une crise cardiaque en se mettant en tête que cela pourrait déclencher un autre épisode, mais une étude publiée ce mercredi [23 septembre 2020] dans le European Journal of Preventive Cardiology indique que le sexe change favorablement les taux de survie.
https://drive.google.com/uc?export=view&id=19Ixpr1QP4_1EithQQeMSfivihSKu7cWv
  Les chercheurs ont suivi 495 couples pendant environ 20 ans et ont constaté que ceux qui maintenaient ou augmentaient leur fréquence d'activité sexuelle au cours des six premiers mois après une crise cardiaque avaient un risque de décès 35% plus bas que ceux qui abandonnaient les rapports sexuels ou en réduisaient la fréquence.

   «La sexualité et l'activité sexuelle sont des marqueurs du bien-être», a déclaré l'auteur de l'étude, le professeur Yariv Gerber de l'Université de Tel Aviv en Israël dans un communiqué de presse.

   «Le retour à une activité sexuelle peu de temps après une crise cardiaque peut faire penser intérieurement que vous vous considérez comme une personne saine, fonctionnelle, jeune et énergique.  Cela peut conduire à un mode de vie plus sain en général.”

 Alors qu'un effort physique soudain, comme avoir des relations sexuelles, peut déclencher une crise cardiaque, le risque à long terme de problèmes cardiaques est réduit avec une activité physique régulière, ont déclaré les chercheurs.

  S'il a été démontré que des épisodes isolés d'activité sexuelle déclenchent des problèmes cardiaques dans certains cas, les personnes qui font de l'exercice régulièrement courent un risque moindre.

   Les 495 patients étaient âgés de 65 ans ou moins et ont été hospitalisés pour leur première crise cardiaque en 1993. Leur âge moyen était de 53 ans et 90% d'entre eux étaient des hommes.

  Les chercheurs ont découvert qu'après 22 ans, 211 patients, soit 43% du total des participants, étaient décédés.

   Ils ont ensuite pris en considération des facteurs tels que l'obésité, l'activité physique et le statut socio-économique pour déterminer la différence de risque de décès entre les deux groupes, et ont constaté que le bénéfice de survie "était principalement dû à une réduction de mortalité de source non cardiovasculaire comme le cancer" -   c'est-à-dire que les personnes du groupe décédées étaient principalement victimes de maladies autres que les maladies cardiaques.

   Gerber a déclaré à CNN que les personnes qui peuvent monter les escaliers, faire du jogging ou marcher un kilomètre sans difficulté sont capables d’avoir sans danger à nouveau des relations sexuelles - ce qui toutefois doit nous rappeler la célèbre scène du film "Something's Gotta Give", dans laquelle Jack Nicholson, un patient souffrant d'une crise cardiaque doit d’abord prouver qu'il peut monter un escalier avant de pouvoir coucher avec Diane Keaton.

   Les patients devraient également reprendre l'activité sexuelle "dès que possible", a déclaré Gerber à CNN, "de préférence dans les jours suivant la sortie de l'hôpital".

   Cependant, la gravité de la crise cardiaque, ainsi que des complications telles que l'insuffisance cardiaque ou la fibrillation auriculaire, peuvent affecter le délai idéal, et les patients individuels devraient consulter leur médecin, a ajouté Gerber.

   Bien que cette étude n'ait pas examiné la fréquence idéale de l'activité sexuelle, Gerber a déclaré à CNN que son groupe de recherche avait précédemment montré que "même une faible fréquence de moins d'une fois par semaine était associée à une meilleure survie à long terme par rapport à l'absence de sexe du tout."

   Gerber a déclaré que l'activité sexuelle est un marqueur pour une meilleure récupération en raison de "l'amélioration de la condition physique, des relations conjugales plus solides et une capacité mentale à" rebondir "après le choc initial de l'événement en quelques minutes.

   Ceux qui pensent être en mauvaise santé peuvent être moins susceptibles de reprendre une activité sexuelle, a ajouté Gerber, et ils peuvent également être moins susceptibles de participer à des dépistages du cancer ou à d'autres contrôles.

   "Cela peut expliquer la forte association inverse entre la reprise de l'activité sexuelle et la mortalité par cancer qui a été observée dans notre étude", a-t-il déclaré.

   Gerber a noté, cependant, que le profil d'âge relativement jeune des participants, ainsi que le petit nombre de femmes impliquées, peuvent limiter la force des résultats pour les patients plus âgés et les femmes.

   Il a également souligné que l'étude ne suppose pas que l'activité sexuelle est le seul facteur influençant les taux de survie.

   «De nombreux paramètres de santé physique et psychosociale sont nécessaires pour maintenir une activité sexuelle régulière», a-t-il déclaré.  "À la lumière de cela, le bénéfice net de l'activité sexuelle elle-même est toujours un sujet de débat."

   Cependant, les résultats devraient montrer aux patients qu'ils ne devraient pas s'inquiéter de la reprise de l'activité sexuelle peu de temps après une crise cardiaque, a conclu Gerber.
Source: Jack Guy (CNN) Traduction en français: Carl GILBERT 

Wednesday, September 16, 2020

Masques pour soignants: les femmes et les Asiatiques moins protégés

CORONAVIRUS

Selon une étude l’efficacité des masques professionnels dépend fortement de la forme du visage.

Les hommes d’origine caucasienne seraient les mieux protégés par les masques professionnels comme les FFP2.

Les hommes d’origine caucasienne seraient les mieux protégés par les masques professionnels comme les FFP2.

Keystone

Les masques filtrants utilisés par les soignants sont moins adaptés à la forme du visage des femmes et des Asiatiques, ce qui expose potentiellement ces catégories à un plus grand risque d’infection par le Covid-19, selon une étude parue mercredi.

«Les masques filtrants ne peuvent apporter une bonne protection que s’ils épousent bien la forme du visage de l’individu, afin qu’ils soient hermétiquement ajustés et ne laissent pas passer de l’air non-filtré», a souligné l’auteur principal de l’étude, la PrBritta von Ungern-Sternberg, de l’université australienne University of Western Australia.

Selon les auteurs, une bonne adaptation au visage de la personne qui porte le masque est plus importante, en terme de protection, que sa capacité de filtration.

De 95 à 60%

Parue dans la revue médicale Anaesthesia, cette étude passe en revue différents travaux réalisés dans plusieurs pays avant même l’épidémie de Covid-19 pour évaluer les masques filtrants utilisés par les soignants, comme les FFP2 et leur équivalent dans le monde anglo-saxon, les N95.

Elle montre que lors de tests réalisés sur les masques, ceux-ci pouvaient correctement être appliqués par 95% des hommes mais seulement 85% des femmes. En outre, les masques allaient à 90% des personnes d’origine caucasienne, contre 84% des personnes d’origine asiatique. La proportion était particulièrement basse, 60% en moyenne, pour les femmes asiatiques.

Tests nécessaires

Les auteurs citent l’exemple des États-Unis, où les masques N95 sont testés sur un panel de soignants pour garantir leur efficacité. Or, font-ils valoir, les femmes et les Asiatiques sont «sous-représentés» dans ce panel. Pourtant, selon les estimations de plusieurs autorités sanitaires à travers le monde, les femmes représentent environ les deux tiers du total des soignants dans de nombreux pays.

Selon les auteurs de l’étude, il faudrait que les masques soient systématiquement testés sur les soignants dans les hôpitaux avant d’être portés pour prendre en charge les malades, ce qui n’a pas été possible durant la pandémie de Covid-19 par manque de temps et à cause de la pénurie d’équipements.Source: AFP

Friday, September 4, 2020

Coronavirus: le masque pourrait affaiblir la charge virale chez les patients infectés


Selon plusieurs travaux, plus la dose infectieuse recue par un patient est forte, plus les risques que les symptômes soient graves
https://drive.google.com/uc?export=view&id=1Nu_ymOrvpXw76ATwoOJNTVJzjf3-K-ZE

Quel est l’impact du port du masque sur la contamination au coronavirus? Depuis le début de la pandémie en France et dans le reste du monde, cette protection semble être la plus efficace pour se prémunir du Covid-19 et pour circonscrire la maladie, qui se transmet la plupart du temps par aérosol et voie orale

De fait, son utilisation est désormais obligatoire dans l’ensemble des rues des principales villes de France, et les autorités sanitaires continuent d’insister sur son importance ainsi que celle des gestes barrières.

Depuis maintenant quelques mois, plusieurs équipes scientifiques tentent de comprendre comment le port du masque peut rendre le Covid-19 moins dangeureux. 

Quelle charge virale? 

Si le dispositif, qu’il soit chirurgical ou en tissu, ne garantit pas une protection absolue, il réduit toutefois largement les risques de contamination en retenant les goutelettes potentiellement contaminées. Mieux, le masque permettrait, selon plusieurs travaux, de réduire la charge virale chez les patients touchés et de fait, chez les cas les plus graves. 

Dès mars dernier, une étude chinoise montrait effectivement que les patients atteints de manière grave avaient reçu une charge plus élevée de virus. Des travaux américains publiés dans The Lancet le mois passé soulignent quant à eux que plus cette charge est élevée, plus les chances pour la patient contaminé de mourir le sont également. 

Tests sur des furets 

Se pose alors la question de la dose infectieuse, c’est-à-dire la quantité de virus suffisante pour contaminer un individu. Plusieurs recherches ont également tenté d’expliquer si cette quantité à laquelle un patient peut être exposé lors de sa contamination joue un rôle ou non. 

Comme le souligne un article paru dans le média britannique The Telegraph, aucune certitude n’est avancée, mais plutôt un ensemble de preuves. Selon une étude publiée en et réalisée par des scientifiques britanniques du National Infection Service à Porton Down, la quantité reçue joue bel et bien un rôle important.

Pour comprendre cela, plusieurs furets ont été infectés par le Covid-19 à différentes échelles. Pour ceux dont les doses étaient élevées et moyennes, ils ont souffert de plus ou moins les mêmes maux que les humains. En revanche, les animaux les moins infectés n’ont presque pas été contaminés, ou du moins sans symptômes. Ils ont de fait échappé aux effets de la maladie et aucune fatigue n’a été signalée. 

Cette conclusion est d’ailleurs vraie pour d’autres virus. Selon une étude de 2010, il existe une relation forte entre la dose infectieuse de la grippe et l’impact sur les patients.

"Moins susceptibles de tomber gravement malades"

Dans un édito publié dans différents médias américains, Monica Gandhi, médecin spécialiste des maladies infectieuses et professeure de médecine à l'Université de Californie à San Francisco, fait également part de ses conclusions quant au port du masque. 

"Dans les endroits où la plupart des gens portaient des masques, ceux qui étaient infectés semblaient considérablement moins susceptibles de tomber gravement malades que les endroits où le port de masque était moins important", explique-t-elle. 

Là encore, cette dernière explique que ces cas moins graves s'expliquent par une exposition plus faible au virus. 

"Aucun masque n'est parfait et en porter un pourrait ne pas vous empêcher d'être infecté. Mais cela pourrait faire la différence entre un cas de Covid-19 qui vous envoie à l'hôpital et un cas si bénin que vous ne réalisez même pas que vous êtes infecté", conclut-elle.

Source: BFMTV

Saturday, August 29, 2020

Dormir nu, oui ou non ?

Avant de vous glisser sous les couvertures ce soir, ne devriez-vous pas réfléchir à deux fois avant de mettre votre pyjama préféré?

Un sondage a révélé que plus de la moitié des Américains dorment à poil.  Les études sont mitigées sur l'importance de ce que vous portez au lit.  Voici en bas une liste de recherches susceptible d'apporter des réponses sur les potentiels avantages de dormir sans pyjamas.


DORMIR NU POURRAIT: 



a) Améliorer votre sommeil

La sensation de surchauffe rend plus difficile le gain d’une bonne nuit de sommeil.  Des chercheurs de l'Université d'Amsterdam ont découvert que l'augmentation de la température cutanée de seulement 0,4 ° C (0,7 ° F) était liée à une insomnie grave et à une augmentation de périodes d'éveil nocturne.

«Vous dormez mieux si vous êtes au frais», explique le Dr Daniel Root, spécialiste du sommeil et directeur médical à Oregon Sleep Associates, Etats-Unis.

Les couches toutefois sont importantes pour éviter la perte de chaleur. Alors Dr. Root suggère d'avoir une couverture supplémentaire sur le lit au cas où vous attraperiez un frisson.  Les vêtements de nuit et les draps performants en tissus respirants et anti-humidité peuvent également aider à réguler la température de votre corps.

b) Augmenter votre métabolisme

Dormir nu baisse votre température corporelle, ce qui peut dans certains cas vous aider à perdre du poids.  Dans une courte étude sur des hommes obèses, des températures plus basses durant leur sommeil ont été associées à des niveaux plus élevés de la bonne graisse brune censée être une graisse  qui brûle des calories et augmente le métabolisme pour augmenter la température de l'organisme humain..

«Nous connaissons cette relation depuis longtemps», déclare le Dr Chris Winter, neurologue, spécialiste du sommeil et auteur de «The Sleep Solution». 

"Dormir nu ou bien dans un milieu ambiant assez froid a montré que ceci influe positivement sur le sommeil et le métabolisme, parce qu'il faut de l'énergie pour réchauffer un corps froid." --Chris Winter, MD


Certains pensent qu'on peut obtenir le même résultat en positionnant le thermostat entre 65-68 F.

c) Booster votre image corporelle

Si vous pensez que vous comptez  diminuer d'une façon expeditive la sensation de frottement de vos cuisses ou  la bosse cutanée de votre ventre, détrompez-vous. C'est toutefois consolant de savoir que les chercheurs ont découvert que passer un certain temps nu a conduit à des améliorations significatives de l'image corporelle et de l'estime de soi.

«Si la première étape pour être à l'aise avec votre corps est de dormir nu, c'est une grande étape», déclare la Dre Alyse Kelly-Jones du cabinet Novant Health Women’s Sexual Health & Wellness.

Il n'est peut-être pas pratique de regarder votre drame policier préféré sans vêtements, mais dormir nu est tout à fait faisable, surtout si cela vous permet de vous sentir plus à l'aise dans votre peau.

d) Dormir nu peut améliorer votre relation amoureuse ou sentimentale (
Ce qui contredit quelque peu (soit dit en passant) l'assertion de la chanson de George Moustaki titrée Pendant que je dormais (l'amour s'en est allé)  


Pour des couples, dormir nu pourrait augmenter la satisfaction affective et relationnelle..  Une enquête auprès de plus de 1000 adultes a révélé que 57% de ceux qui dormaient nus se sentaient heureux dans leurs relations (contre 48% qui portaient un pyjama, si "cool ou sexy" que le pyjama puisse ê
tre).

«Si vous et votre partenaire dormez tous les deux nus, le contact peau à peau libérera l'hormone du bien-être [l'ocytocine]», déclare Fran Walfish, PsyD, psychothérapeute relationnelle basée à Beverly Hills, en Californie.

La recherche montre que même un contact non sexuel avec la peau augmente les niveaux d'ocytocine.  L'hormone également libérée pendant les rapports sexuels, est associée à des niveaux inférieurs de dépression, de stress et de pression artérielle.

e) Préserver la qualité du sperme

Dans une étude de 2015, les chercheurs ont suivi 501 couples pendant 12 mois pour évaluer les liens entre le choix des sous-vêtements et la qualité du sperme.  Les données ont montré que les hommes qui portaient des boxers pendant la journée et dormaient nus avaient une meilleure qualité globale de sperme et une fertilité plus élevée que ceux qui choisissaient des sous-vêtements plus ajustés, comme des slips.

La connexion est liée à la température, note Root.  Lorsque les testicules sont trop chauds, il est plus difficile de produire du bon sperme.  Dormir en "brefs", note-t-il, maintient les testicules bien serrés contre le corps, augmentant leur température.  Dormir nus - ou porter des boxers - donne aux testicules plus d'espace pour bouger, améliorant ainsi la qualité du sperme.

f) Protéger votre vagin

Un pourcentage majeur de 70% des femmes ont eu des infections vaginales (candidose).  Se mettre au lit au lit avec des sous-vêtements soyeux ou des bas de pyjama moulants pourrait augmenter votre risque de ces infections, selon certains experts. Car l'humidité multiplie les champignons du genre Candida, selon eux, donnant la vaginite, une condition bien reconnue par les gynecologues.  "Si vous portez quelque chose qui contient de l'humidité à côté de votre peau, vous serez plus vulnérable à une infection de Candida," conseille la doctoresse Kelly-Jones." 
Si vous ne voulez pas dormir nu, écartez au moins votre culotte pour permettre à votre vagin de respirer et réduire ainsi le risque de contracter une infection (vaginite) mycosique.

g) Conduire à l'insomnie

Se déshabiller pour éviter la surchauffe peut vous aider à obtenir un sommeil plus réparateur ou vous amener à vous réveiller à plusieurs reprises pendant la nuit.  Tout se résume à la température.

Conclusion

Les plats à emporter, selon Root: Dormez nu ou portez un pyjama.

«Le plus important est d’être à l’aise physiquement et psychologiquement lorsque vous vous couchez, alors portez un pj [ou ne portez pas un]:ce qui fonctionne pour vous», dit Dr Rout.

Source: Myfitnesspal

Saturday, August 1, 2020

Pouvez-vous attraper la COVID-19 à travers les yeux ?

Pouvez-vous attraper la COVID-19 à travers les yeux ?

- July 31, 2020

 Traduit en français par Carl Gilbert,MD

Peut-être.  Devrions-nous tous porter des lunettes ?  Probablement pas!  Nous savons que le coronavirus peut pénétrer dans le corps par le nez et la bouche - d'où les recommandations constantes des médecins aux gens de porter des couvertures faciales et de pratiquer la distanciation sociale.

Mais qu'en est-il des yeux ?  Devrions-nous tous porter également des lunettes ou des écrans faciaux (visière) ?

  Il est certainement possible qu'une personne puisse attraper la Covid-19 à travers les yeux, a déclaré le Dr Thomas Steinemann, porte-parole clinique de l'American Academy of Ophthalmology.

  Il existe des "preuves émergentes" que les gens attrapent le virus à partir de gouttelettes flottant dans l'air, a confirmé l'Organisation mondiale de la santé récemment (ce mois dernier). Les yeux sont l'une des voies par lesquelles ces gouttelettes peuvent pénétrer dans votre corps.  Il est également possible d'être infecté en touchant une surface contaminée, puis en touchant l'œil, selon les Centers for Disease Control and Prevention.

  "Oui, c'est dans l'air", a déclaré Steinemann à CNN.  "Peut-il pénétrer l’œil ? Bien sûr."

  Cependant, il est moins probable de contracter le virus par les yeux que par le nez ou la bouche ou de l'inhaler, a déclaré Steinemann.

  Ce dernier a déclaré que si un nombre important de personnes étaient infectées par les yeux, les médecins verraient probablement plus de patients atteints de conjonctivite Covid-19, également connus sous le nom d'œil rose (pink eye), bien qu'avoir un œil rose ne signifie pas nécessairement que vous avez le virus).

  Considérez également le chemin que le virus pourrait emprunter pour vous infecter.  Il devrait infecter la surface de vos yeux et être transféré à votre nez à travers vos larmes, a-t-il déclaré.  Du nez, il se rendrait à la bouche ou à la gorge, et de là vers les voies respiratoires et poumons.

  « C’est un itinéraire plutôt détourné », a déclaré Steinemann.  "Mais je tiens à souligner que c'est certainement plausible."

  Alors avez-vous besoin de porter des lunettes ?


  Alors, avez-vous besoin d'ajouter des lunettes ou des écrans faciaux (visière) à votre équipement de protection contre le coronavirus ?

  Cette question suscite un intérêt accru depuis que le Dr Anthony Fauci, le spécialiste le plus réputé des maladies infectieuses aux Etats-Unis, a été interrogé à ce sujet dans une récente interview avec ABC News.

  Voici ce que Dr Fauci a dit : "Si vous voulez vraiment une protection parfaite de vos surfaces muqueuses ... vous avez une muqueuse dans le nez, une muqueuse dans la bouche, mais vous avez aussi une muqueuse dans l'œil. Théoriquement, vous devez protéger toutes les surfaces muqueuses. Donc, si vous avez des lunettes ou une protection oculaire, vous devriez l'utiliser. Ce n'est pas universellement recommandé. Mais si vous voulez vraiment être complet, vous devriez probablement l'utiliser, si vous le pouvez. "

  Certaines personnes ont cru que cela signifiait que Fauci exhortait tout le monde à porter des lunettes.  D'autres se sont plaints que les combinaisons protectrices (hazmat suit) seraient peut-être les prochaines recommandations.

  Mais ce jeudi 30 juillet, lors d'une séance de question- réponse télévisée sur le coronavirus de CNN, Dr Fauci a suggéré que ses commentaires sur les protections oculaires avaient été exagérés.

  "Je parlais à un groupe d'enseignants lors d'une conversation presque privée et l'un des enseignants a demandé: 'Le virus peut-il pénétrer par les yeux?'", a dit Fauci.  "Parce que certains enseignants voyaient des gens à la télévision qui voulaient porter des lunettes de protection."

  Il a poursuivi : "Et ma réponse a été:" Eh bien, certainement, si vous avez une protection oculaire et que vous souhaitez la porter, cela pourrait aider parce que le virus pourrait pénétrer par les yeux. "  [Mais] Ce n’est pas une recommandation selon laquelle tout le monde devrait porter une protection oculaire. »

  Steinemann a déclaré que les protections oculaires étaient une sage décision pour les personnes qui ne peuvent pas pratiquer la distanciation sociale ou celles qui doivent se trouver dans des zones où l'air peut être contaminé, un travailleur de la santé ou un soignant à domicile d’un patient infecté.

  Mais pour la personne ordinaire qui travaille à domicile ou qui n'entre pas en contact étroit avec d'autres personnes à l'extérieur de la maison, le port d'un masque facial et le maintien à distance des autres sont probablement suffisants.

  "Je suis moins strict dans ma recommandation pour les personnes qui prennent essentiellement de bonnes précautions, sont à la maison ou travaillent à l'extérieur de leur maison, ne sortent que pour aller à l'épicerie ou mettre de l'essence dans leur voiture, ou des choses comme ça », dit-il.

  C'est parce que nos yeux ont déjà une assez bonne protection intégrée, comme nos paupières et le réflexe de cligner des yeux, dit-il.

Conclusion : vous devriez porter une sorte de protection oculaire si vous vous trouvez dans des situations à risque élevé où vous êtes susceptibles d'entrer en contact avec le virus.  Et si vous voulez juste vous protéger davantage, des lunettes ou une visière peuvent ajouter une couche de protection supplémentaire.  Mais pour le sujet à risque moyen, le port d'un masque facial et la pratique de la distanciation sociale devraient suffire.

Source: Harmeet Kaur, CNN


Sunday, July 12, 2020

Annonce de la conduite d’une évaluation indépendante de la riposte mondiale à la COVID-19

9 juillet 2020 Communiqué de presse Genève

 Le Directeur général de l’OMS a annoncé la création du Groupe indépendant sur la préparation et la riposte à la pandémie (GIPR) chargé d’évaluer l’action engagée au niveau mondial face à la pandémie de COVID-19.

Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus
Dr Tedros 

 Dans ses remarques aux États Membres de l’OMS, le Directeur général, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué que le Groupe serait coprésidé par l’ancienne Première ministre de la Nouvelle-Zélande, Mme Helen Clark, et par l’ancienne Présidente du Libéria, Mme Ellen Johnson Sirleaf. Mme Helen Clark a également dirigé le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) tandis que Mme Ellen Johnson Sirleaf a reçu le prix Nobel de la paix.

 Œuvrant en toute indépendance, les deux coprésidentes choisiront les autres membres du Groupe ainsi que les membres d’un secrétariat indépendant chargé d’apporter un appui.

 « Mme Helen Clark et Mme Ellen Johnson Sirleaf ont été sélectionnées à l’issue d’une vaste consultation avec les États Membres et des experts mondiaux. Je ne peux imaginer meilleur choix que ces responsables au caractère ferme et indépendant pour nous guider tout au long de ce processus décisif d’apprentissage. » a déclaré le Dr Tedros dans son discours.

Lors de la Soixante-Treizième Assemblée mondiale de la Santé, en mai, les États Membres ont adopté une résolution historique dans laquelle ils ont appelé l’OMS à lancer une évaluation indépendante et complète des leçons tirées de riposte sanitaire internationale face à la COVID-19.

« C’est ici l’occasion de mener un exercice d’introspection, d’examiner le monde dans lequel nous vivons et de trouver des moyens de renforcer notre collaboration pour sauver des vies et maîtriser cette pandémie » a déclaré le Dr Tedros. « L’ampleur de cette pandémie, qui a touché presque chaque habitant de la planète, appelle incontestablement une évaluation qui soit à sa mesure. »

Le Dr Tedros a proposé qu’une session extraordinaire du Conseil exécutif se tienne en septembre pour discuter de l’avancement des travaux du Groupe. En novembre, celui-ci présentera un rapport intérimaire lors de la reprise de l’Assemblée mondiale de la Santé.

En janvier 2021, le Conseil exécutif tiendra sa session ordinaire, lors de laquelle les travaux du Groupe feront l’objet d’un examen plus approfondi. Enfin, en mai 2021, le Groupe présentera son rapport de fond à l’Assemblée de la Santé.

Le Directeur général a noté que le Comité consultatif de surveillance indépendant du Programme OMS de gestion des situations d’urgence sanitaire poursuivra également ses activités.

« Tout en combattant la pandémie en cours, nous devons nous préparer aux futures flambées épidémiques au niveau mondial et aux nombreux autres défis de notre temps, comme la résistance aux antimicrobiens, les inégalités et la crise climatique » a déclaré le Dr Tedros. La COVID-19 a prélevé un lourd tribut. Mais elle est aussi l’occasion pour nous de rompre avec le passé et de reconstruire en mieux. »


Source: OMS


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