Monday, May 28, 2018

Entretien avec Dr Karine Sévère sur l'accident vasculaire cérébral (AVC)

Un accident vasculaire cérébral (AVC),appelé des fois et surtout autrefois accident cérébro-vasculaire (ACV) et populairement appelé attaque cérébraleinfarctus cérébral ou congestion cérébrale, est une défaillance neurologique soudaine d'origine vasculaire causée par un infarctus ou une hémorragie au niveau du cerveau. 

Les médecins anglophones l'appelent CVA  et plus couramment stroke.

Le terme « accident » dénote l'aspect soudain ou brutal des symptômes.

Dr Karine Sévère va passer en revue avec nous cette maladie qui semble faire  tache d'huile dansl les pays en voie de développement tel Haiti et dont --dans la  plupart des cas-- les causes sont internes (liées à l'âge, l'alimentation ou l'hygiène de vie, notamment).

Cet entretien a lieu originalement sur Radio Francophonie Connexion

Bonne écoute!






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 Ecoutez Radio Francophonie Connexion Live en bas:




Dr Henri Ford , of Haitian Origin, is the New Dean for Miami Miller School of Medicine


After many years of excellence and perseverance  in his carrier as a pediatric surgeon, Dr Henri Ford became in March 2018 the new dean for UM. This achievement is representative of the success that brought Haitian immigrants with them to far from their country of origin.



A graduate of Harvard Medical school and a former trainee at the Children’s Hospital of Pittsburgh, Dr Ford had been over the past 13 years the vice president and chief of surgery for the Children’s Hospital of Los Angeles.
<<As I reflect on my journey in American medicine, I truly feel I’ve been preparing all my life to assume a role like this one.>> –Dr Ford to Miami Herald

Dr Ford remains bound to his country Haiti.  He has been several times to Haiti to help provide care, train doctors there. According to someone who had contacted him after the Haiti quake, Dr Ford is an easy-going guy, amicable, who takes time to respond to his phone calls.

Dr Ford seems to have, as the new dean, a broad vision for MU, which has shown its dedication to Haiti, especially in the aftermath of the 2010 quake that killed close to 300,000 people and also injured more than 200,000 while leaving many without housings and shelters.

Haiti Connexion Network  wishes the best to Dr Henri Ford!


Carl Gilbert

Wednesday, October 12, 2016

En Haïti, conseils de prévention à adopter face au choléra

Par RFI



Port-Salut, après le passage du cyclone Matthew

En Haïti, après le passage de l’ouragan Matthew, l’heure est aux consignes sanitaires d'urgence. Le professeur Renaud Piarroux, spécialiste des maladies infectieuses et tropicales à l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille (missionné par l’ambassade de France en Haïti en 2010 pour étudier l’épidémie de choléra), détaille les mesures selon lui à adopter pour prévenir le risque de contamination du choléra et donne des conseils à suivre en cas d’apparition de symptômes de la maladie.

Message de prévention (en Créole)Renaud Piarroux, professeur spécialiste des maladies infectieuses et tropicales à l’Assistance publique-Hôpitaux de Marseille 12/10/2016 - par Romain Lemaresquier Écouter


« La première précaution à prendre est de boire une eau qui n’est pas contaminée par le choléra et qui a donc été traitée, en particulier en utilisant des tablettes de chlore. Il faut également faire très attention aux aliments qui ont pu être manipulés avant le repas et les consommer chaud. Il y a aussi des risques si on est en contact avec des malades, en particulier si on est en contact avec un malade qui est décédé du choléra : il faut faire très attention ! Le dernier conseil à donner : dès que l’on ressent une diarrhée, des vomissements il ne faut pas tarder et aller vers des centres de traitement. »

« Si on est isolé, il faut essayer de se réhydrater car le choléra tue par déshydratation dû à la diarrhée et aux vomissements. Mais il faut tout faire pour se rendre dans un centre de soins de manière à avoir une réhydratation tout à fait correcte. Le choléra peut entraîner des diarrhées et vomissements tellement importants que la déshydratation peut conduire au décès en quelques heures (en moins de vingt-quatre heures). La plupart du temps il faut compter plutôt un ou deux jours pour développer les symptômes à leur maximum. Donc on a le temps d’aller se faire soigner pendant ce délai. »


 A (RE)LIRE Haïti : le dernier bilan de la protection civile

Illustration: HCN

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Saturday, September 17, 2016

50 % des frais de santé sont à la charge des patients

ParHarrios Clerveaux
Le National

Selon le rapport de la Banque mondiale (BM) paru à la fin du mois d’août 2016, 50 % des frais de santé sont à la charge des patients se faisant ausculter au pays. Taux alarmant, selon la Banque mondiale qui déplore que cette situation arrive dans un contexte où la majorité des ménages vivent sous le seuil de la pauvreté.

La part du budget accordée au système sanitaire haïtien est à peine de 5 %, alors que ce chiffre est bien inférieur aux 15 % recommandés dans la déclaration d’Abuja publiée en septembre 2000 sous les auspices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), informe la Banque mondiale. « Dans cette enveloppe, seulement 22 % des financements sont alloués à des dispensaires ou des centres de santé, établissements qui, en dépit de leur petite taille, fournissent 87 % des prestations de soins de santé en Haïti. 


Près de 33 % des investissements ont été affectés aux hôpitaux. Seulement 5 % de la population disposent d’une assurance médicale », évoque-t-elle, observant par ailleurs que les habitants de la zone métropolitaine de Port-au-Prince profitent davantage des dépenses de santé que l’Haïtien moyen.
« 50 % d’entre eux consultent des prestataires publics, contre 43 % de la population en milieu rural où vit la majeure partie des pauvres que compte le pays »--Banque mondiale, Haiti
L’un des problèmes du système sanitaire haïtien, à en croire le rapport, c’est que l’essentiel des frais de fonctionnement est affecté aux salaires. Ce qui comprime les budgets de fournitures cruciales comme les vaccins et les médicaments. « Le personnel administratif représente environ 40 % de l’ensemble des effectifs dans les établissements de soins de santé primaire. Ce qui constitue un obstacle majeur à une bonne prestation de services à l’égard des patients », écrit-elle.

 Pourtant, récemment, la question salariale a conduit à la fermeture pendant 5 mois de pratiquement tous les hôpitaux publics du pays. Le taux d’interactions quotidiennes avec les patients par agent de santé représente environ les deux tiers du taux du Liberia et 35 % des taux du Cambodge et du Rwanda. Pour la BM qui a fait ce constat, cela s’explique en grande partie par le fait que les personnes payées pour un travail à temps plein dans les cliniques n’y sont présentes qu’à temps partiel. Mais ce n’est pas tout. À l’occasion d’une rencontre entre la ministre de la Santé, Daphnée Benoit Delsoin, et les parlementaires, au Parlement, le député Sinal Bertrand a déclaré au terme de cette rencontre qu’il était sorti avec la conviction que la corruption gangrène le ministère de la Santé en Haïti. Pas moins de 33 millions de gourdes se sont évaporées au niveau du département du Sud sans justification aucune. Dans le Nord-Est, 12 millions de gourdes ont été dépensées au nom de cette direction sans pouvoir retracer les montants, selon un article de Nocles Débreus publié dans Le National.

 Pourtant le système sanitaire ne cesse de faire face à de grands défis. Entre autres, les professionnels de santé sont insuffisants. En effet, 9,5 agents médicaux pour 10 000 habitants, un ratio nettement inférieur aux moyennes régionales…

Harrios Clerveaux
hclerveaux@lenational.ht

Illustration: HCN

Tuesday, August 30, 2016

Haiti: La lutte contre le choléra est inéfficace (Le Matin)

Le manque d'argent se fait criant, avec 500 cas de choléra chaque semaine

Aucune séparation entre les lits de camps recouverts de bâches plastiques pour ces hommes, femmes et enfants regroupés dans un ancien hangar: au centre de traitement du choléra de la commune de Carrefour, près de Port-au-Prince, les malades ne disposent d'aucune intimité.

Consciencieusement, Djelile Pierre nourrit à la seringue sa fille de 5 ans, hospitalisée depuis trois jours. «Je ne croyais pas qu'elle allait survivre» raconte la jeune femme de 24 ans. «Elle est encore très faible et refuse d'avaler toute nourriture».

Deux enfant se baignent dans une flaque, à Delmas, un quartier de Port-au-Prince
(Haiti) ce 19 août 2016. Seuls 24%des habitants ont accès à l'eau courante.
Image: Keystone
Faute d'avoir bu une eau non traitée ou à cause d'un plat mal préparé, la fillette a été infectée par le choléra, comme près de 800'000 Haïtiens depuis le début de l'épidémie en octobre 2010.

Responsabilité des Casques bleus

L'ONU a enfin reconnu récemment, du bout des lèvres, la responsabilité de ses Casques bleus népalais dans l'introduction de la maladie en Haïti, tout en rappelant la non-recevabilité des poursuites judiciaires contre elle. Mais sur le terrain les équipes médicales s'inquiètent surtout du manque d'argent. 


Illustration: HCN. 

«Après octobre, on ne sait pas comment on va pouvoir continuer à soutenir la réponse rapide»...
...alerte Jean Ludovic Metenier, représentant adjoint de l'Unicef en Haïti. Déjà, les organisations humanitaires n'interviennent plus que pour éviter la propagation, au cas par cas.

A 60 kilomètres de la capitale, tout patient qui arrive à l'hôpital de Verrettes en souffrant de diarrhée aiguë est interrogé par les membres de l'ONG française Acted: déterminer comment il a été infecté est crucial pour éviter une dissémination de la maladie.

Décontamination

Ainsi, une équipe se rend au domicile d'un jeune hospitalisé dans la matinée. Tout en rassurant sa famille, les personnels commencent à répandre une solution chlorée dans sa petite maison aux murs de terre.

«Nous faisons une décontamination du domicile du patient et des latrines pour tuer la bactérie afin que les gens qui partagent la cour n'attrapent pas la maladie», détaille Nadine Guerrier, qui travaille pour Acted.

Dans le petit village rural, l'opération ne passe pas inaperçue et les travailleurs humanitaires rappellent à tous les curieux les consignes d'hygiène à suivre. Cette sensibilisation en urgence constitue aujourd'hui l'unique action pour contrer l'épidémie.
«On a complètement arrêté de travailler sur les infrastructures d'assainissement et d'eau potable», déplore Emilie Bernard, directrice pays pour Acted Haïti. «Donc on ne fait que mettre un pansement sur une fracture ouverte».

Structures sanitaires déplorables

Six ans après le début de l'épidémie, les structures sanitaires restent effectivement déplorables: 72% des Haïtiens n'ont pas de toilettes à domicile et, selon l'ONU, 42% des habitants n'ont toujours pas un accès sûr à l'eau potable.

Une situation d'autant plus problématique qu'avec 500 cas de choléra chaque semaine, Haïti fait face à la pire épidémie de son histoire récente. «Depuis le début de l'année, on a quand même eu 25'000 cas dans le pays», rapporte Jean Ludovic Metenier. «En République démocratique du Congo, un pays avec 10 fois plus d'habitants, il n'y a eu que 15'000 cas depuis janvier».

Que l'inquiétante crise sanitaire haïtienne n'interpelle plus la communauté internationale décourage les équipes qui agissent depuis six ans contre l'épidémie. «Le choléra on peut l'éliminer si on met les moyens», martèle Jean Ludovic Metenier. «Ebola, qui a eu la même incidence au niveau de la mortalité, a mobilisé 1,5 milliard de dollars. L'épidémie de choléra en Haïti n'a mobilisé depuis 2010 que 300 millions».

Manque d'argent

Sur le terrain, ce manque d'argent a des répercussions terribles.
«Nous recevons des traitements pour soigner 10 patients par jour», détaille Mirlène Lorcy, superviseuse du centre de traitement de Carrefour. Mais à 10h00 du matin, déjà 12 patients sont alités dans le hangar. «On prend en charge tous les malades qui viennent par eux-même, mais s'ils arrivent par ambulance on les renvoie ailleurs», explique-t-elle sans trop savoir vers quel autre hôpital les malades sont transportés.

Ce qu'elle sait en revanche c'est que faute de moyens son centre a vu le nombre d'infirmières réduit de moitié depuis juillet. Début août, l'épidémiologiste Renaud Piarroux tirait déjà la sonnette d'alarme, anticipant que la barre des 500 décès dus au choléra en Haïti pourrait «aisément être franchie. Cela ferait 200 morts de plus qu'il y a deux ans». (ats/nxp)

Source: Le Matin

Saturday, August 20, 2016

Choléra en Haïti, l’ONU admet ses fautes «du bout des lèvres»

« C’est une première », écrit le journal canadien Le Devoir, « les Nations unies ont admis leur responsabilité dans l’épidémie de choléra en Haïti qu’elles étaient accusées d’avoir déclenchée ». Pour les défenseurs des droits de l’homme « c’est un pas dans la bonne direction », « mais cette reconnaissance du bout des lèvres devra être suivie d’excuses publiques et d’un réel processus de justice et réparation ». 

Défenseurs des droits de l'homme et de victimes du choléra manifestent devant la base de la Minustah, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti, le 15 octobre 2015, à Port-au-Prince.AFP PHOTO/HECTOR RETAMAL 
Le Devoir a recueilli la réaction de Pierre Espérance, le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains. Il demande des dédommagements pour les victimes. « L’ONU doit prendre ses responsabilités en vue d’aider Haïti à combattre et à éradiquer le choléra », poursuit Pierre Espérance. 
« Dans toutes les missions de l’ONU dans le monde, c’est l’impunité totale, et la mission en Haïti a fait beaucoup de tort. Vol, viols collectifs, violation des droits de la personne… et jamais aucune sanction. »   -Pierre Espérance


Selon un spécialiste des Nations unies, cité par Le Devoir, les bavures de cette organisation viennent du fait que la plupart des soldats viennent des « États pauvres ». Autre problème, soulevé par Marie-Joëlle Zahar, professeur à l’université de Montréal et directrice scientifique du Réseau de recherche sur les opérations de paix : « Il n’y a pas un seul pays au monde qui est prêt à donner des troupes à l’ONU et à prendre la responsabilité d’éventuelles bavures. Malheureusement, les Nations unies sont incapables d’expliquer à quel point elles sont contraintes par les exigences des États membres. », conclut cette experte dans les colonnes du journal Le Devoir.


Source: RFI