Saturday, May 15, 2021

Enlever le masque ? Des Américains confus face aux nouvelles règles

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WASHINGTON/LUBBOCK, Texas (Reuters) - Les nouvelles règles aux Etats-Unis permettant à la population de se déplacer sans masque dans de nombreux endroits sont devenues un nouveau sujet de débat entre des Américains que la pandémie a souvent divisés.

https://drive.google.com/uc?export=view&id=1Er0G8ssg56H4u7xcfyxw8m_YeeXmG7Zn
All Photos: RFC

Certains se sont dits perplexes, d'autres, qui portaient déjà rarement le masque, ont simplement levé les yeux au ciel lorsque les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont annoncé jeudi que les personnes entièrement vaccinées contre le COVID-19 n'avaient pas besoin de porter de masque à l'extérieur et pouvaient éviter d'en porter à l'intérieur dans la plupart des lieux.
Ces consignes ne s'appliquent pas à certains endroits comme les transports en commun ou les prisons.

Les CDC ont expliqué que ces recommandations avaient pour but de favoriser un début de retour à la vie normale et de convaincre davantage de personnes de se faire vacciner contre un virus qui a tué plus d'un demi-million d'Américains.

"Ca me rend nerveuse", expliqué Alisson Douma, 24 ans, qui promène, masquée, ses chiens à Washington. Elle a reçu sa dernière dose de vaccin le mois dernier."Je ne me sens pas en sécurité parce que le rythme des vaccinations ralentit et je m'inquiète des variants".

A plus de 2.575 kilomètres de distance, à Lubbock dans l'Etat du Texas où le gouverneur républicain Greg Abbott a levé en mars l'obligation de porter un masque, les recommandations des CDC ont été accueillies avec indifférence.

"Je ne pense pas que les masques ont fonctionné aussi bien que ce que les médias pensaient pour stopper le virus. Les gens ne les portaient pas correctement déjà pour commencer", explique Riker Beauchamp, 20 ans, qui travaille dans une pizzeria.

Dans de nombreux endroits des Etats-Unis, la population ne porte plus de masque depuis des mois. Une enquête menée en janvier par le Centre Dornsife de recherche économique et sociale de l'Université de Californie du Sud a montré que même au pic des contaminations, la moitié des Américains ne portaient pas de masques en se rendant dans des endroits publics.

Davantage d'Etats américains ont assoupli les règles sur le port du masque ces dernières semaines face à la baisse du nombre de nouveaux cas.

A New York, Maggie Cantrick, 39 ans, qui travaille dans un centre artistique, explique qu'elle n'est pas prête à tomber le masque dans des endroits tels que des supérettes. "Je suis totalement vaccinée. Je peux juste enlever le masque ? C'est fou !".

TROP TÔT ? 

La chaîne de supermarchés Kroger Co a annoncé qu'elle continuerait de demander à ses clients de porter le masque, le temps qu'elle étudie les nouvelles recommandations des CDC.Une autre chaîne, Trader Joe's, a déclaré de son côté qu'elle cesserait avec effet immédiat d'imposer le port du masque pour ses clients qui sont vaccinés. 
Avec ses nouvelles règles, il reviendra à chacun de déterminer comment se protéger, les vaccins étant désormais facilement accessibles, a expliqué la responsable des CDC, le docteur Rochelle Walensky.

"Si vous êtes vaccinés et que vous décidez d'enlever le masque (...) vous êtes protégés. Si vous n'êtes pas vaccinés, alors vous décidez de prendre ce risque", a-t-elle dit. 

Les personnes non-vaccinées restent encouragées à recevoir leurs doses pour se protéger et protéger les autres du coronavirus qui continue de circuler dans le pays, a-t-elle dit.Chuck Schutte, un homme de 60 ans à la retraite, qui boit un verre dans un pub de Ridgefield dans le Connecticut, explique ne pas avoir l'intention de se faire vacciner.

"Je pense que cela a été précipité et je vois que des gens ont des effets secondaires", a-t-il dit. "Je ne dis pas que je ne me ferai pas vacciner mais je ne le ferai sûrement pas tout de suite. Je porterai un masque".

Jeri Kelly, qui est en déplacement à Washington, s'inquiète, elle, de ne pas savoir comment identifier ceux qui sont vaccinés de ceux qui ne le sont pas.
"Pour aller dans un endroit public, être à moins de deux mètres de distance, parce que je suis vaccinée, je suis juste préoccupée parce que l'autre personne, est-elle vraiment honnête ?", s'interroge-t-elle.

Le docteur Walid Gellad, professeur à l'école de médecine à l'université de Pittsburgh, estime que les recommandations des CDC sont arrivées deux à trois semaines trop tôt.
"Le problème c'est qu'il n'y a pas de mécanisme pour identifier qui est vacciné. Personne ne va porter de masque et certains ne seront pas vaccinés, c'est la réalité". 

(Susan Heavey, Caroline Humer, Tim Reid, JuliaHarte, Maria Caspani, Jeff Mason, Brad Brooks, Lisa Baertlein, Nathan Layne, Deborah Lutterbeck, Gershon Peaks, Julio-Cesar Chavez, Aishwarya Venugopal, Hilary Russ, David Shepardson et Michael Erman, version française Gwénaëlle Barzic)

Source: Reuters

Thursday, May 13, 2021

Covid-19 aux États-Unis: une loterie pour les vaccinés avec 1 million de dollars à la clé

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 Dans un pays qui ne sait plus quoi inventer pour pousser sa population à se faire vacciner, le gouverneur de l'État américain de l'Ohio a annoncé ce mercredi 12 mai créer une loterie avec 1 million de dollars à la clé pour les personnes ayant reçu une injection.

Pour espérer remporter la cagnotte, les participants devront avoir plus de 18 ans, habiter dans l'Ohio et avoir reçu au moins une dose d'un vaccin anti-Covid.

« Je sais que certains diront peut-être: "DeWine, tu es fou ! Ton idée de tirage au sort à un million de dollars est un gaspillage d'argent." Mais le vrai gaspillage à ce stade de la pandémie - quand le vaccin est accessible à tous ceux qui le souhaitent - est un décès dû au Covid-19 », a déclaré Mike DeWine, gouverneur républicain de cet État du Nord américain.

Le premier vainqueur sera annoncé le 26 mai. Ensuite, un nouveau gagnant sera tiré au sort « tous les mercredis pendant cinq semaines » et décrochera chaque fois la même somme, a précisé Mike DeWine. L'argent sera tiré de fonds fédéraux déjà existants, mis en place pour faire face à la pandémie.

Bourse dans les universités

En parallèle, une loterie similaire à destination des moins de 17 ans vaccinés permettra de recevoir une bourse complète de quatre ans dans l'une des universités d'État de l'Ohio, un gain précieux dans un pays où l'éducation supérieure coûte cher. L'Agence américaine des médicaments (FDA) a étendu lundi l'autorisation du vaccin Pfizer/BioNTech aux adolescents âgés de 12 à 15 ans.

Sujet lié: Les Américains vaccinés n'ont plus besoin de masque en intérieur, disent les autorités

 Source: RFI

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Wednesday, May 12, 2021

FDA gives the go-ahead to vaccinate 12-15-year-olds

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On Monday 5/10/2021, the US Food and Drug Administration announced it was expanding Pfizer’s emergency use authorization for its Covid-19 vaccine to include 12-15-year-olds. Previously its vaccine was authorized only for people 16 and older. Expanding the authorization opens up vaccination to another 5% of the US population.
Last week, President Joe Biden said that as soon as the FDA authorization happened, thousands of federal pharmacy sites across the country would be ready to vaccinate this age group. Biden added that the goal was to make vaccination as easy as possible -- so if teens were moving from one state to another, it wouldn’t be a problem to get one dose in one state and the second in another state. A recent poll from the Kaiser Family Foundation found only 29% of parents of children under age 18 said they would get their children vaccinated as soon as they were eligible. An additional 32% said they would wait to see how the vaccine was working before getting their children inoculated. The remaining parents said either that their child would be vaccinated only if their school required it (15%) or definitely wouldn't be vaccinated (19%). While the FDA has expanded the authorization, it doesn’t mean that teens will automatically be vaccinated. When and where this will happen will depend on where they live, since states regulate medical practice, including the administration of vaccines.

 Doctors are technically not supposed to administer the vaccine until the US Centers for Disease Control and Prevention makes a recommendation. The CDC’s advisory group is scheduled to meet Wednesday and vote on using it in the younger age group. However, since some pediatricians already have the vaccine on hand for older teens, some doctors may choose to exercise their own judgment and begin vaccinating 12-15-year-olds right away.

Pfizer submits to FDA for full approval of its vaccine

 On Friday, Pfizer became the first company to seek full FDA approval for a Covid-19 vaccine. More than 170 million doses of the vaccine have been distributed across the US to date.

 To apply for full FDA approval, Pfizer/BioNTech submitted a Biologics License Application, or BLA. The FDA requires vaccine manufacturers to submit data on manufacturing processes, facilities and additional information that demonstrates the vaccine can be produced reliably and consistently.

 Pfizer is also required to submit all pre-clinical and clinical trial data, which it will provide to the FDA over the next few weeks on a rolling basis. Once all the required information is submitted, a goal date will be set for a decision by the FDA. Pfizer/BioNTech has requested priority review, which asks the FDA to take action within 6 months, compared to the 10 months designated under standard review.

 The company will also submit for full approval for 12-15-year-olds once all the essential data has been collected six months after administering second doses.

 Clinical trials and recently published real-word data show the vaccine is up to 95% effective at preventing infection, severe illness and hospitalization. Pfizer/BioNTech reported last month that trial results show the vaccine remains more than 91% effective against disease with any symptoms for at least six months. In addition, recent research suggests the vaccine is effective against some worrying virus variants, and Pfizer/BioNtech are currently testing booster and variant-specific vaccines.

 For most people, there won’t be much of a distinction between full approval and authorization. Some experts believe that full approval will give more people confidence in the vaccine and help decrease hesitancy. Other experts believe approval may make mandating the vaccine in schools more feasible, similar to other childhood vaccines.

 Source: CNN Health <resultsarein@newsletters.cnn.com>




Monday, May 3, 2021

Le vaccin Pfizer devrait être approuvé bientôt pour les ados aux États-Unis

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 (Washington) L’agence fédérale de réglementation des médicaments (FDA) aux États-Unis devrait autoriser le vaccin contre la COVID-19 de Pfizer pour les jeunes de 12 ans et plus d’ici la semaine prochaine, selon un responsable fédéral. Cela permettrait une vaccination avant le début de la prochaine année scolaire.

 Publié le 3 mai 2021 à 20h02  

 Par ZEKE MILLER ET JONATHAN LEMIRE

AP via La Presse

L’annonce devrait intervenir à peine un mois après que le fabricant a constaté que son vaccin, qui est déjà autorisé pour les personnes âgées de 16 ans et plus, offrait également une protection au groupe plus jeune.

 Annonce d’ici la semaine prochaine

Le responsable fédéral, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat pour discuter de l’action de la FDA, a déclaré que l’agence devrait étendre son autorisation d’utilisation d’urgence pour le vaccin à deux doses de Pfizer au début de la semaine prochaine, et peut-être même plus tôt.

                                                                       PHOTO DADO RUVIC, ARCHIVES REUTERS

Pfizer a constaté que son vaccin, qui est déjà autorisé pour les personnes âgées de 16 ans et plus, offrait également une protection aux 12 à 15 ans.

 Une autre personne au fait du processus, qui a parlé sous le couvert de l’anonymat pour discuter de questions internes, a confirmé une annonce imminente et ajouté que l’on s’attend à ce que la FDA approuve l’utilisation de Pfizer pour des enfants encore plus jeunes cet automne.

L’action de la FDA sera suivie d’une réunion d’un comité consultatif fédéral sur les vaccins pour discuter de la possibilité de recommander le vaccin pour les 12 à 15 ans. Les doses pourraient commencer à être injectées après l’adoption par les Centres pour la prévention et le contrôle des maladies de la recommandation du comité. Ces étapes pourraient être achevées en quelques jours.

 Aucun cas parmi les 12 à 15 ans

Pfizer a publié fin mars les résultats préliminaires d’une étude de vaccination menée auprès de 2260 volontaires américains âgés de 12 à 15 ans, montrant qu’il n’y avait pas de cas de COVID-19 parmi les adolescents entièrement vaccinés, comparativement à 18 parmi ceux ayant reçu des injections factices.

Les adolescents avaient des effets secondaires similaires à ceux des jeunes adultes, a déclaré l’entreprise. Les principaux effets indésirables sont la douleur, la fièvre, les frissons et la fatigue, en particulier après la deuxième dose. L’étude continuera à suivre les participants pendant deux ans pour plus d’informations sur la protection et la sécurité à long terme.

 Pfizer n’est pas la seule entreprise qui cherche à abaisser la limite d’âge de son vaccin. Les résultats sont également attendus d’ici le milieu de cette année à partir d’une étude américaine sur le vaccin de Moderna chez des jeunes de 12 à 17 ans.

 

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Sunday, May 2, 2021

Le passeport vaccinal sera-t-il la clé de la relance du tourisme mondial?

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Par Ximena Sampson Ily a 9 heures (Radio Canada)

NDLR: Radio Francophonie Connexion avait publié il y a peut-être 4 mois un article sur ce sujet. Depuis lors, plusieurs autres articles ont paru sur l'idée que les voyageurs se munissent de certificats attestant de leur immunité vaccinale contre la Covi-19.  Face à ce problème de santé publique voire planétaire, les officiels de santé internationaux doivent prendre leurs responsabilités et ne pas laisser le dernier mot aux complotistes anti-vaccins de tout genre afin d'éviter que des pays dotés de systèmes de santé peu adéquats ne connaissent des situations critiques ou catastrophiques comme en témoigne celle de l'Inde et du Brésil.

Le certificat de vaccination contre la COVID-19 sera un incontournable pour les voyageurs au cours des prochains mois, voire des prochaines années, si l’on se fie aux premières annonces de réouverture.

Un nombre croissant de pays se préparent à enlever l’obligation de quarantaine pour les visiteurs qui pourront produire un tel certificat dans le cadre de projets encore très contrôlés. C'est le cas de la Polynésie française et d'Israël, mais aussi de certaines îles thaïlandaises et caribéennes.

L’Union européenne, pour sa part, vise la mise en place d’un passeport sanitaire qui permettra aux Européens vaccinés de voyager au sein de l’UE, tandis que les autorités britanniques souhaitent élaborer un document semblable pour faciliter les déplacements à l’étranger de leurs citoyens.

 Un peu partout, c’est l’urgence pour rattraper le temps perdu et redémarrer la machine. Parce que 2020, pour l’industrie du tourisme, a été catastrophique.

Les chiffres donnent le vertige : après un sommet de 1,5 milliard d'arrivées de touristes en 2019, il y a eu une chute de 73 % en 2020, soit 1 milliard de touristes en moins. Le secteur a perdu 1300 milliards de dollars.

 C’est la région de l’Asie-Pacifique qui a le plus souffert, avec une chute de 84 % du nombre de touristes en 2020 par rapport à 2019. Cela représente 303 millions de touristes en moins. C’est aussi là que le plus grand nombre de restrictions sont en place : 65 % des pays de la région ont fermé leurs frontières aux visiteurs.

 

Des emplois menacés

Cette absence de visiteurs internationaux prive de revenus les employés des hôtels, des restaurants et des bars, ainsi que les opérateurs et guides locaux, et aussi tous ceux qui gravitent autour du tourisme, comme les vendeurs de souvenirs ou les responsables d’attractions touristiques. Cela, sans compter les répercussions sur les producteurs qui vendent aux hôtels leurs produits agricoles ou les ouvriers de la construction.

 La Thaïlande, très prisée des touristes internationaux, est un des pays les plus touchés par l’effondrement du secteur.

 Nathalie Delevaux est directrice pays pour la Thaïlande de Easia Travel.

 «Les premiers mois, on pensait que ce serait une crise ponctuelle et on s’est adaptés, mais quand ça s’est éternisé, plusieurs ont dû fermer, du moins temporairement, d’autres ont dû licencier», confirme Delphine Guillon, gérante pour les marchés français du voyagiste Asian Trails en Thaïlande.

 Si les revenus n’ont pas complètement chuté pour tout le monde, c’est grâce au marché interne. Le ministère du Tourisme a lancé une campagne pour inciter les Thaïlandais à visiter leur pays. Cela a un peu marché, mais pas assez pour compenser les pertes causées par l’absence de voyageurs internationaux.

 La plupart des guides employés par les agences sont retournés dans leurs provinces d’origine, tandis que d’autres se sont recyclés dans la vente ou la restauration. Souhaiteront-ils reprendre le travail lorsque ce sera possible? Nathalie Delevaux s’en inquiète.

La Thailan a perdu 7% de son PIB à cause des fermetures liées à la pandémie.Ph: Sirachai Arunrugstichai/Getty Images

 C’est pourquoi le projet du gouvernement thaïlandais de rouvrir aux touristes vaccinés l’île de Phuket, une station balnéaire très populaire, à partir du 1er juillet, est plus que nécessaire, juge Mme Delvaux.

Le plan du gouvernement, explique-t-elle, est de vacciner la population locale avant l’arrivée des touristes. Si tout fonctionne bien, le projet pilote sera étendu à d'autres zones touristiques, dont les îles de Krabi et de Koh Samui en octobre, puis à l’ensemble du pays en janvier 2022.

 La Thaïlande espère ainsi recevoir quelque 100 000 touristes au troisième trimestre 2021. Des miettes comparativement aux 40 millions de visiteurs accueillis en 2019, mais tout de même un début, se réjouit Nathalie Delevaux. «Il le faut, note-t-elle. On ne va pas pouvoir tenir encore un an comme ça.»

 Une autre région du monde qui a été ébranlée par la chute du tourisme international est celle des Caraïbes. Pour plusieurs États insulaires, cette industrie représente la base même de leur économie.

 Mettre tous ses oeufs dans le même panier est toujours risqué, souligne Marion Joppe, professeure à l'école d'hôtellerie, d'alimentation et de tourisme à l'Université de Guelph.

 C’est le cas de ces petites îles paradisiaques, où le tourisme fournit une part très importante des emplois.

 «Le tourisme est omniprésent dans l'économie et il a un impact sur tout», souligne Frank Comito, conseiller spécial de l’Association hôtelière et touristique des Caraïbes (CHTA). 

«Il a un impact sur les revenus du gouvernement et même sur les dépenses à l'épicerie.»

 Dans des pays comme les États-Unis ou la France, la force du marché interne a aidé en grande partie à encaisser le choc de la pandémie. Les îles des Caraïbes sont dans la situation opposée, soutient Marion Joppe. «Elles sont très dépendantes du tourisme et surtout du tourisme international, parce que leur population est minimale. Donc, il n'y a pas vraiment de marché interne.»

 Dans certaines petites îles des Caraïbes, c’est 60 % à 70 % du PIB qui provient du tourisme, rappelle Michelle McLeod, professeure à l’Université des West Indies à Kingston, en Jamaïque.

 «C’est comme cela que rentrent les devises dans les pays, grâce au tourisme international», explique-t-elle. Se sachant vulnérables, elles considèrent la possibilité de diversifier leur économie en offrant d’autres services. «Cela étant dit, dans nos magnifiques îles, le tourisme est notre avantage comparatif», croit Mme McLeod.

 La région de Negril, réputée pour ses plages de sable fin, fait partie du nouveau corridor sanitaire.

© DANIEL SLIM/Getty Images La région de Negril, réputée pour ses plages de sable fin, fait partie du nouveau corridor sanitaire.

En temps normal, de trois à six bateaux de croisière accostent chaque jour dans les principaux ports des Caraïbes. Cela représente entre 12 000 et 20 000 touristes quotidiens.

 Pour ces régions, il est donc primordial que les voyageurs reviennent le plus vite possible.

Certaines îles ont recommencé à recevoir des visiteurs au troisième trimestre 2020 avec des protocoles sanitaires très stricts, ce qui leur a permis d’engranger quelques revenus.

 La Jamaïque, par exemple, a ouvert des «couloirs résilients» le long de sa côte nord, où se concentre 80 % du tourisme, mais seulement 1 % de la population. Depuis juin 2020, les visiteurs y sont admis, à condition d’obtenir une autorisation préalable et de présenter un test COVID négatif.

 Le certificat vaccinal représente-t-il la solution?

Certains pensent qu’un certificat de vaccination permettra la reprise du tourisme. Ainsi, pour entrer aux Bahamas, à partir du 1er mai, les personnes qui ont été vaccinées au moins deux semaines auparavant n’auront plus à présenter de tests PCR, ni à effectuer de quarantaine.

 «Aux États-Unis, ce sont 140  millions de personnes [qui ont déjà reçu leur première dose] qui pourraient donc bientôt voyager à nouveau», signale Michelle McLeod.

 Pour retrouver une certaine normalité, certains pays ont recours au passeport vaccinal.


© Onfokus/Getty Images Pour retrouver une certaine normalité, certains pays ont recours au passeport vaccinal.

Les compagnies de croisière Royal Caribbean et Crystal Cruises exigeront également que leurs passagers aient reçu deux doses de vaccin avant d’embarquer sur leurs bateaux lorsque les activités reprendront cet été.

 C’est pourquoi il est impératif de s’entendre au niveau international sur les modalités de la mise en place d’un certificat vaccinal, pense Marion Joppe. «Tout le monde parle d'un tel type de passeport ou de certificat et beaucoup de pays font leur propre petit truc. Mais, pour le tourisme international, ça ne va pas.»

 L'Association internationale du transport aérien (IATA) a élaboré un «travel pass», une application sur laquelle on retrouve les données sanitaires des voyageurs, telles que leur certificat de vaccination et les tests qu’ils ont effectués, pour faciliter les contrôles. Certaines compagnies l’ont adopté, mais pas d’autres, note Mme Joppe. «C'est vraiment un peu n'importe quoi pour le moment.»

 La chercheuse déplore que l'Organisation mondiale du tourisme ne se prononce pas sur le sujet, alors qu’elle devrait prendre les devants et proposer des solutions en vue d’une relance du secteur. «L’industrie demande depuis longtemps de connaître les critères qui permettront une réouverture des frontières», précise Mme Joppe.

C’est ce que demande également Frank Comito, de l’Association hôtelière et touristique des Caraïbes. «Jusqu’à ce qu’il n’y ait pas de protocoles clairs, il n’y aura pas de mouvement massif dans cette direction, croit-il. Mais une fois que les protocoles liés aux preuves de vaccination seront clairs et acceptés par l'industrie à l'échelle mondiale, le mouvement va s'accélérer. Beaucoup de nos destinations surveillent cela de près.»

 Et quand les frontières rouvriront, il ne faudra pas manquer l'opportunité, pense Nathalie Delevaux, d'Easia Travel. «J’espère que les gens n’auront pas peur de faire le voyage, parce que la Thaïlande, maintenant, c'est paradisiaque.»

 

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Monday, April 26, 2021

Les 10 principales causes de mortalité dans le monde

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 9 décembre 2020

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En 2019, les 10 principales causes de mortalité ont été responsables de 55 % des 55,4 millions de décès survenus dans le monde.

Les principales causes de mortalité dans le monde, par ordre de nombre de décès total, ont trait à trois grandes catégories d’affections : les affections cardiovasculaires (cardiopathies ischémiques, accident vasculaire cérébral), les affections respiratoires (bronchopneumopathie chronique obstructive, infections des voies respiratoires basses), et les affections néonatales (asphyxie périnatale et autres traumatismes à la naissance, état septique et infections néonatals, complications dues à une naissance prématurée).



Les causes de décès peuvent être regroupées en trois catégories : maladies transmissibles (maladies infectieuses et parasitaires, affections maternelles, périnatales et nutritionnelles), les maladies non transmissibles (chroniques), et les traumatismes.

Les principales causes de mortalité dans le monde



En 2019, sept des 10 principales causes de décès à l’échelle mondiale étaient des maladies non transmissibles. Elles ont été responsables de 44 % de tous les décès enregistrés, et de 80 % des décès provoqués par les 10 principales causes de mortalité. Par ailleurs, toutes les maladies non transmissibles prises ensemble ont été responsables de 74 % des décès survenus dans le monde en 2019.

Principales causes de mortalité dans le monde

Responsables de 16 % de tous les décès enregistrés dans le monde, les cardiopathies ischémiques sont la première cause de mortalité à l’échelle mondiale. Les décès dus à ces maladies sont ceux qui ont le plus augmenté depuis 2000, passant de 2 millions cette année-là à 8,9 millions en 2019. Provoquant respectivement 11 % et 6 % de tous les décès enregistrés, les accidents vasculaires cérébraux et la bronchopneumopathie chronique obstructive constituent la deuxième et la troisième cause de mortalité à l’échelle mondiale.

Les infections des voies respiratoires basses demeurent la maladie transmissible qui fait le plus de morts dans le monde, et se placent au quatrième rang des principales causes de mortalité. Le nombre de décès dus à des infections des voies respiratoires basses a toutefois considérablement diminué, passant de 3,06 millions en 2000 à 2,6 millions en 2019.

Les affections néonatales se classent au cinquième rang des principales causes de mortalité dans le monde. Elles comptent toutefois parmi les affections pour lesquelles le nombre absolu de décès a le plus diminué à l’échelle mondiale au cours des deux dernières décennies, puisqu’elles ont coûté la vie à 2 millions de nouveau-nés et de jeunes enfants en 2019, contre 3,2 millions en 2000.

Les décès dus à des maladies non transmissibles sont en augmentation. Le cancer de la trachée, le cancer bronchique et le cancer du poumon ont coûté la vie à 1,8 million de personnes en 2019, contre 1,2 million en 2000, et constituent aujourd’hui la sixième cause de décès à l’échelle mondiale.

 En 2019, Alzheimer et les autres formes de démence représentaient la septième cause de mortalité dans le monde. Les femmes payent un tribut disproportionné, puisqu’à l’échelle mondiale, 65 % des personnes décédées des suites d’Alzheimer ou d’une autre forme de démence sont des femmes.

Les maladies diarrhéiques comptent elles aussi parmi les affections pour lesquelles le nombre de décès a le plus diminué. Le nombre de décès dus à des maladies diarrhéiques dans le monde a en effet chuté de 2,6 millions en 2000 à 1,5 million en 2019.

 La part de décès dus au diabète ayant augmenté de 70 % depuis 2000, cette maladie chronique fait pour la première fois partie des 10 principales causes de mortalité. Le nombre d’hommes morts du diabète a par ailleurs augmenté de 80 % depuis 2000, ce qui constitue la plus forte hausse des décès chez les hommes enregistrée dans le tableau des 10 principales causes de mortalité.

 D’autres maladies qui comptaient parmi les 10 principales causes de mortalité en 2000 ne font aujourd’hui plus partie de cette liste. Parmi elles figure le VIH/sida. En effet, les décès dus au VIH/sida ont chuté de 51 % au cours des 20 dernières années. Huitième cause de mortalité en 2000, le VIH/sida est donc passé au dix-neuvième rang en 2019.

 n revanche, les maladies rénales se sont hissées du treizième au dixième rang des principales causes de mortalité, le nombre de décès dus à elles étant passé de 813 000 en 2000 à 1,3 million en 2019.

 Les principales causes de mortalité par catégorie de revenu

La Banque mondiale classe les économies du monde en quatre catégories : faible revenu, revenu intermédiaire de la tranche inférieure, revenu intermédiaire de la tranche supérieure et revenu élevé. Pour ce faire, elle se fonde sur le revenu national brut de chaque pays.

 Principales causes de mortalité dans les pays à bas revenu

 


Les habitants des pays à faible revenu sont beaucoup plus susceptibles de mourir d’une maladie transmissible que d’une maladie non transmissible. Dans les pays à faible revenu, six des 10 principales causes de mortalité sont des maladies transmissibles, malgré le recul de ces dernières à l’échelle mondiale.

 e paludisme, la tuberculose et le VIH/sida continuent de compter parmi les 10 principales causes de mortalité, quoiqu’ils reculent tous considérablement. Parmi les 10 principales causes de mortalité dans les pays à faible revenu, c’est le VIH/sida qui a le plus décliné, puisqu’il a coûté la vie à 161 000 personnes en 2019, contre 395 000 en 2000, ce qui représente une chute de 59 %.

 Les maladies diarrhéiques se placent au cinquième rang des principales causes de décès dans les pays à faible revenu, jouant ainsi un rôle plus important dans la mortalité dans ces pays. Elles sont néanmoins en recul, et représentent le deuxième déclin le plus important enregistré parmi les 10 principales causes de mortalité (avec 231 000 décès de moins).

 Les décès dus à une bronchopneumopathie chronique obstructive sont particulièrement rares dans les pays à faible revenu par rapport à d’autres catégories de revenu. Cette maladie ne fait pas partie des 10 principales causes de mortalité dans les pays à faible revenu, alors qu’elle compte parmi les 5 principales causes de mortalité dans tous les autres groupes de pays.

 Principales causes de mortalité dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure

C’est dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure que les 10 principales causes de mortalité sont les plus hétérogènes, puisque l’on compte cinq maladies non transmissibles, quatre maladies transmissibles et un traumatisme. Dans cette catégorie de pays, le diabète est une cause de mortalité croissante ; faisant presque deux fois plus de morts qu’en 2000, il s’est hissé du quinzième au neuvième rang des causes de mortalité.

 Les maladies diarrhéiques continuent de présenter un problème majeur, comme le montre leur présence au classement des 10 principales causes de mortalité. Le nombre absolu de décès provoqués par ces maladies est toutefois celui qui a le plus diminué, passant de 1,9 à 1,1 million entre 2000 et 2019. Par opposition, le nombre absolu de décès dus à des cardiopathies ischémiques a augmenté de plus d’un million depuis 2000, pour attendre 3,1 millions, ce qui constitue la plus forte augmentation enregistrée. Parmi les 10 principales causes de mortalité de l’année 2000, le VIH/sida enregistre quant à lui la plus forte chute en termes de classement, passant du huitième au quinzième rang.

 Principales causes de mortalité dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure



 Dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, il est à noter que les décès dus au cancer du poumon ont augmenté de 411 000, ce qui représente une augmentation plus de deux fois supérieure à celle observée dans tous les autres groupes de pays pris ensemble. Par ailleurs, chose frappante, le cancer de l’estomac se place parmi les 10 principales causes de mortalité dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure uniquement.

 La bronchopneumopathie chronique obstructive est une des maladies à connaître la plus forte chute en termes de nombre absolu de décès, puisque celui-ci a diminué de près de 264 000 pour atteindre 1,3 million. En revanche, les décès dus à des cardiopathies ischémiques ont augmenté de plus de 1,2 million ; aucune autre catégorie de pays n’a connu une telle augmentation du nombre absolu de décès dus à des cardiopathies ischémiques.

 Dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, seule une maladie transmissible (infections des voies respiratoires basses) figure parmi les 10 principales causes de mortalité. Il est à noter que les décès dus à un suicide ont chuté de 31 % depuis 2000 pour atteindre 234 000 en 2019.

 Principales causes de décès dans les pays à revenu élevé

 Dans les pays à revenu élevé, les décès sont en augmentation pour huit des 10 principales causes de mortalité. Les cardiopathies ischémiques et les accidents vasculaires cérébraux sont les seules des 10 principales causes de mortalité pour lesquelles le nombre de décès a diminué entre 2000 et 2019, de 16 % (soit 327 000 décès en moins) et 21 % (soit 205 000 décès en moins), respectivement. Les pays à revenu élevé sont les seuls à enregistrer une baisse du nombre de décès dus à ces deux maladies, qui continuent néanmoins de compter parmi les trois principales causes de mortalité et ont ensemble coûté la vie à plus de 2,5 millions de personnes en 2019. Les décès dus à une cardiopathie hypertensive sont par ailleurs en augmentation. Épousant la tendance mondiale, la cardiopathie hypertensive s’est hissée du dix-huitième au neuvième rang des principales causes de mortalité dans les pays à revenu élevé.

 La maladie d’Alzheimer et d’autres démences provoquent elles aussi de plus en plus de décès, et sont passées devant les accidents vasculaires cérébraux pour devenir la deuxième cause de mortalité dans les pays à revenu élevé, où elles ont coûté la vie à 814 000 personnes en 2019. Par ailleurs, tout comme dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, seule une maladie transmissible (infections des voies respiratoires basses) figure parmi les 10 principales causes de mortalité.

 Pourquoi nous faut-il connaître les causes de mortalité des êtres humains ?

Il importe de savoir de quoi les gens meurent pour améliorer leurs conditions de vie. Le suivi du nombre annuel de décès facilite l’évaluation de l’efficacité de nos systèmes de santé et l’orientation des ressources vers les besoins les plus prononcés. Ainsi, les données relatives à la mortalité peuvent contribuer à cibler les activités et l’allocation des ressources au sein de secteurs comme le transport, l’alimentation et l’agriculture, l’environnement, ainsi que la santé.

 La COVID-19 a souligné qu’il est important que les pays investissent dans des systèmes d’enregistrement et de statistiques de l’état civil pour pouvoir procéder à un recensement quotidien des décès et déployer des efforts de prévention et de traitement directs. La pandémie a en outre mis en évidence une fragmentation des systèmes de collecte de données de la plupart des pays à faible revenu, dans lesquels les décideurs ne savent toujours pas avec certitude combien de personnes meurent, et de quelles causes.

 Pour combler cette lacune fondamentale, l’OMS s’est alliée à d’autres acteurs internationaux pour publier Révéler le bilan de la COVID-19 : Un dossier technique pour la surveillance rapide de la mortalité et la réponse aux épidémies. En fournissant aux pays des outils et des conseils aux fins d’une surveillance rapide de la mortalité, on leur donne les moyens de recueillir des données sur le nombre total de décès survenus par jour, semaine, sexe, âge et lieu, ce qui permet aux responsables de la santé de déployer de façon plus opportune des efforts visant à améliorer la santé des personnes.

 L’Organisation mondiale de la Santé élabore par ailleurs des normes et des bonnes pratiques aux fins de la collecte, du traitement et de la synthèse de données, en consolidant et en améliorant la Classification internationale des maladies (CIM-11), une plateforme numérique qui facilite une remontée rapide de données précises sur les causes de décès, afin que les pays génèrent et utilisent régulièrement des données conformes aux normes internationales.

 Pour améliorer la santé et réduire les décès et les incapacités dans le monde, il est essentiel de collecter et d’analyser régulièrement des données de haute qualité sur les décès et les causes de décès, ainsi que sur les incapacités, ventilées par âge, par sexe et par lieu géographique.

Source: OMS (Global Health Estimates)

Carl Gilbert, MD, FACS, producteur

Note de l’éditeur

Les Estimations sanitaires mondiales de l'OMS, dont sont extraites les informations contenues dans le présent résumé analytique, présentent des données complètes et comparables sur la santé, notamment l’espérance de vie, l’espérance de vie en bonne santé, la mortalité et la morbidité, et l’impact des maladies au niveau mondial, régional et national, ventilées par âge, par sexe et par cause. Les estimations publiées en 2020 rendent compte des tendances observées chaque année et à l’égard de plus de 160 maladies entre 2000 et 2019.

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Sunday, April 25, 2021

The men’s health gap: men must be included in the global health equity agenda

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 Peter Baker a , Shari L Dworkin b , Sengfah Tong c , Ian Banks d , Tim Shand e & Gavin Yamey f

a. Global Action on Men’s Health, Brighton, England.

b. Department of Social and Behavioral Sciences, University of California, San Francisco, United States of America (USA).

c. Department of Family Medicine, Universiti Kebangsaan Malaysia, Kuala Lumpur, Malaysia.

d. European Men’s Health Forum, Brussels, Belgium.

e. Sonke Gender Justice, Cape Town, South Africa.

f. Evidence to Policy initiative (E2Pi), Global Health Group, University of California, San Francisco, 50 Beale Street (Suite 1200), Box 1224, San Francisco, CA 94105, USA.

 

Correspondence to Gavin Yamey (email: yameyg@globalhealth.ucsf.edu).

 

(Submitted: 07 November 2013 – Revised version received: 12 February 2014 – Accepted: 19 February 2014 – Published online: 06 March 2014.)

 Bulletin of the World Health Organization 2014;92:618-620. doi: http://dx.doi.org/10.2471/BLT.13.132795

 


 In most parts of the world, health outcomes among boys and men continue to be substantially worse than among girls and women, yet this gender-based disparity in health has received little national, regional or global acknowledgement or attention from health policy-makers or health-care providers. Including both women and men in efforts to reduce gender inequalities in health as part of the post-2015 sustainable development agenda would improve everyone’s health and well-being.

 That men tend to be in worse health than women has now been made clear by robust evidence from various sources. The Global Burden of Disease study led by the Institute for Health Metrics and Evaluation in 2010 (GBD 2010 study) showed that throughout the period from 1970 to 2010, women had a longer life expectancy than men.1 Over that 40-year period, female life expectancy at birth increased from 61.2 to 73.3 years, whereas male life expectancy rose from 56.4 to 67.5 years. These figures indicate that the gap in life expectancy at birth widened between the sexes to men’s disadvantage over those 40 years.

 By 2010, on the whole women were outliving men by an average of almost six years. In the region with the lowest life expectancy at birth − central sub-Saharan Africa − men were living 5.3 years less than women on average. Eastern Europe showed the biggest difference in life expectancy between men and women: women in the Russian Federation were outliving men by an average of 11.6 years. According to the Global health 2035 report, published in the Lancet in 2013, in countries classified as “least developed” and “less developed” by the United Nations adult mortality fell faster among women than among men between 1992 and 2012.2

 Explaining the gender gap

In many societies, men generally enjoy more opportunities, privileges and power than women, yet these multiple advantages do not translate into better health outcomes. What explains this gender disparity? According to the WHO European Region’s review of the social determinants of health, chaired by Sir Michael Marmot, men’s poorer survival rates “reflect several factors – greater levels of occupational exposure to physical and chemical hazards, behaviours associated with male norms of risk-taking and adventure, health behaviour paradigms related to masculinity and the fact that men are less likely to visit a doctor when they are ill and, when they see a doctor, are less likely to report on the symptoms of disease or illness”.3

 How much more likely to die are men than women as a result of risk-taking behaviours? In 2010, 3.14 million men − as opposed to 1.72 million women − died from causes linked to excessive alcohol use.4 For many men, excessive consumption of alcohol is linked to notions of masculinity. For example, a study of men in the Russian Federation showed that heavy drinking of strong spirits “elevates or maintains a man’s status in working-class social groups by facilitating access to power associated with the hegemonic ideal of the real working man”.5 Of 67 risk factors and risk factor clusters identified in the GBD 2010 study, 60 were responsible for more male than female deaths and the top 10 risk factors were all more common in men.4

 In many countries, research suggests that women are more likely than men to use health services, although this disparity may reflect women’s increased use of services during their reproductive years.6 For example, in England in 2008 and 2009, women aged 15 to 80 years had significantly more consultations with general practitioners than men; the biggest gender gap was noted in the 20- to 44-year age group.7 In a Lithuanian study of middle-aged university employees, women were found to be significantly more likely than men to get regular dental check-ups.8

 Several recent studies in Malawi, South Africa, Uganda and Zimbabwe suggest that notions of masculinity not only increase the risk of infection with the human immunodeficiency virus (HIV), but they also inhibit men from getting tested for HIV, coming to terms with their HIV-positive status, taking instructions from nurses, and engaging in health-enabling behaviours.9 Cornell et al. have argued that we have a “blind spot” when it comes to men and antiretroviral therapy (ART) in Africa. These researchers note, for example, that disproportionately fewer men than women access ART across Africa, that men start ART later in the disease course than women, and that men are more likely than women to interrupt treatment and be lost to follow-up.10

 Finally, the highly gendered nature of employment in all societies translates into men being more exposed to occupationally related morbidity and mortality than women. In 2010, almost 750 000 men died from occupationally related causes, as opposed to just over 102 000 women.4 In Europe, 95% of fatal accidents and 76% of non-fatal accidents at the workplace are experienced by men.11 In the United States of America, the occupations with the highest risk of fatal occupational injury, such as mining, agriculture and fishing, employ far more men than women.12

 Policy silence at global health institutions

As Hawkes & Buse recently noted, the gender disparities noted earlier are not properly addressed in the health policies and programmes of the major global health institutions, including WHO.6 Policy-makers tend to assume that gendered approaches to health improvement are primarily or exclusively about women rather than about both sexes, a position also adopted by most national governments. To the best of our knowledge, only three countries – Australia, Brazil and Ireland – have to date attempted to address men’s burden of ill health through the adoption of national, male-centred strategies.

 Compounding this neglect by policy-makers are negative stereotypes of men on the part of many health-care providers. For instance, some assume that men are largely disinterested in their health – an attitude that can, in turn, discourage men from engaging with health services.13 Barker et al. have noted that “health programs often view men mainly as oppressors – self-centred, disinterested, or violent – instead of as complex subjects whose behaviours are influenced by gender and sexual norms”.14

 Any serious effort to improve public health must include attention to the health needs of both sexes and responsiveness to the differences between them. Attention to men’s and women’s health will be particularly important in tackling the global epidemic of noncommunicable diseases, which are likely to affect more men than women and to affect men at a younger age.

 Taking action is not just a matter of equity; it is also a matter of economics. For example, men’s underuse of primary care services in Denmark results in their use of more expensive hospital services instead,15 while men’s premature mortality and morbidity cost the United States economy alone an estimated 479 billion United States dollars annually.16

 Policy targets and effective interventions

White et al. have argued that public and policy action to improve men’s health should have three targets.17 The first is schools, where stereotypes about masculinity can be challenged. The second is the promotion of men’s health and well-being in the workplace. A third crucial area for policy is to target health services and health promotion towards marginalized men, men from minority populations, men in prison populations and men who have sex with men – all of whom have a higher burden of disease and early death than other men.

 Three types of intervention targeting men have emerged in recent years – outreach, partnership and gender transformation – and there is now evidence to support all three approaches. Interventions in high-income countries (e.g. Australia, the United States and countries of western Europe) have generally involved outreach efforts aimed at men in pubs and bars, sports clubs, barber shops, schools and the workplace, with a focus on weight loss, smoking cessation and other lifestyle changes. In a recent randomized controlled trial of a gender-sensitized weight loss and healthy living programme for overweight or obese male soccer fans at 13 Scottish professional soccer clubs, the intervention led to significant weight loss.18

 A second approach involves partnering with men to improve women’s and children’s health. For example, research in Ghana has shown that child vaccination programmes designed to involve fathers (not just mothers) in decisions about their children's use of preventive health services may increase timely immunization coverage levels.19 Similarly, systematic reviews of studies conducted in low- and middle-income countries have shown the benefits of engaging male partners in decisions about reproductive and sexual health, including family planning.20

 A third approach, which is being increasingly supported by evidence from randomized controlled trials and other types of studies, is to support interventions aimed at gender transformation. These aim to reshape male gender roles in ways that lead to more equitable relationships between women and men. Such interventions can increase protective sexual behaviours, prevent intimate partner violence, modify inequitable attitudes linked to gender, and reduce sexually transmitted infections.21

 A global men’s health movement

WHO’s Regional Office for Europe has made a bold commitment to “addressing the impact of gender on men's health and involving men in achieving gender equity in the WHO European Region through WHO programmes or direct support to Member States”.22 However, it is unclear what actions the office has taken to date or is planning for the future. In 2011, the European Commission published a comprehensive report, The state of men’s health in Europe,11 but an action plan based on its findings has not yet been produced.

 Global, regional and national health and development agencies could certainly learn from the success of civil society groups in promoting policies that target men. For example, the South African non-profit organization Sonke Gender Justice successfully pushed the government to add interventions targeting men within South Africa’s national HIV strategic plan. The charity Men’s Health Forum (England and Wales) was instrumental in persuading the government of the United Kingdom of Great Britain and Northern Ireland to extend the national chlamydia screening programme to cover young people of both sexes rather than primarily women.

 Given the robust evidence of a “men’s health gap” and the emerging evidence on how to close it, the next step is to move the issue higher up on the agenda of national governments and global health institutions without diminishing efforts to improve women’s health. A new organization, Global Action on Men’s Health, has recently been established by men’s health organizations around the world to advocate for national, regional and global public health policies that take account of men as well as women.

 Conclusion

The GBD 2010 study has, we hope, helped to raise awareness of the excess burden of morbidity and mortality in men. Concerted global action to reduce this burden could have a transformative social, health and economic impact. It is time to not only acknowledge the benefits of such action to men, but also to recognize and measure its potential benefits to women, children and society as a whole. Men’s physical illness, for example, can impair the psychological health of their female partners; when men are sick, injured or die, households and female partners suffer a loss of income.23 Closing the men’s health gap can benefit men, women and their children.

 Acknowledgements:

We thank Sarah Hawkes, Reader in Global Health at University College London’s Institute of Global Health, for her valuable comments. Tim Shand thanks Dr Hawkes for being his PhD supervisor at University College London.

 Competing interests:

PB reports an honorarium from Eli Lily and Company to conduct a training session on men’s health, two honoraria from Sanofi Pasteur MSD (one for a presentation in 2012 to an advisory group on HPV vaccination for boys and one for contributing in 2013 to a study looking at developing a model health technology assessment for HPV vaccination with boys as the case study), and an honorarium from Nicholas Hall and Company. SLD reports no relevant competing interests. ST declares that he has no relevant competing interests. IB reports funding for travel expenses from the British Medical Association, Karolinska Institute, Ulster University, BMS, the Northern Ireland Health Service, the European Cancer Organisation, the European Commission, and Nicholas Hall, and funding for project work from GSK, Pfizer, Astellas, SCA Sweden, Amgen, and Proctor & Gamble. GY declares that E2Pi has received funding from the Bill & Melinda Gates Foundation, the Global Fund, the Clinton Health Access Initiative, UNITAID, the Harvard Global Health Institute, the Disease Control Priorities Network, the UK Department for International Development, and the Norwegian Agency for Development Cooperation. TS reports that Sonke Gender Justice receives funding from the Swedish International Development Cooperation Agency, the Norwegian Agency for Development Cooperation, UNFPA, and the US Agency for International Development.

 References

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