25 avril, Journée mondiale de la malaria
En Haïti, la malaria reste une maladie endémique, surtout dans les zones rurales et côtières comme l’Artibonite, la Grande‑Anse et le Sud. Bien que le pays ait enregistré une baisse notable des cas entre 2010 et 2018 grâce aux moustiquaires imprégnées et aux campagnes de dépistage, les crises successives — instabilité politique, effondrement du système de santé, déplacements massifs de population — ont fragilisé les acquis. L’accès limité aux soins, la rareté des tests rapides et les ruptures de stock d’antipaludiques compliquent la prise en charge. Aujourd’hui, Haïti fait face à un risque réel de recrudescence, aggravé par les inondations saisonnières et la dégradation des infrastructures sanitaires. Le 25 avril, Journée mondiale de la malaria, rappelle l’urgence de renforcer la surveillance épidémiologique et la prévention dans un pays où chaque choc humanitaire augmente la vulnérabilité aux maladies vectorielles.
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| Video: https://www.youtube.com/shorts/o1ALJ-mopIo |
Revue mondiale de la malaria
La malaria demeure l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde, avec environ 263 millions de cas et près de 600 000 décès en 2023 selon l’OMS. L’Afrique subsaharienne concentre 95 % des décès, principalement chez les enfants de moins de cinq ans. Malgré les progrès réalisés depuis 2000 — plus de 2,2 milliards de cas évités — la dynamique mondiale stagne depuis la pandémie de COVID‑19, les conflits et les changements climatiques.
Transmission et agents pathogènes
La maladie est causée par des parasites du genre Plasmodium, transmis par les moustiques Anopheles. P. falciparum est responsable des formes les plus graves, tandis que P. vivax domine en Asie et en Amérique latine. Les conditions climatiques chaudes et humides favorisent la transmission.
Prévention
Les outils clés incluent :
• moustiquaires imprégnées d’insecticide,
• pulvérisation intra‑domiciliaire,
• chimioprévention saisonnière,
• et depuis peu, les vaccins RTS,S et R21, une avancée majeure malgré une couverture encore limitée.
Traitement et résistances
Les traitements reposent sur les thérapies combinées à base d’artémisinine (ACT). Cependant, la résistance partielle à l’artémisinine progresse en Afrique de l’Est, menaçant les gains obtenus.
Défis et perspectives
Résistances, financement insuffisant, crises humanitaires et impacts climatiques freinent les efforts. Pourtant, plusieurs pays approchent l’élimination, et l’innovation — vaccins, nouveaux insecticides, surveillance génomique — ouvre une nouvelle phase d’espoir.


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